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La Folle Pensée
de Jacques Bussy
La folle pensée se tait et demeure
Dans les sillons dans la robe féconde
D’Héra, chaque fois que lève la terre
Dans nos regards, que nous suivons sa fuite
Là-bas fidèle, loin devant les hommes
Ainsi s’écrit le temps, à le surprendre
Superbe, répandu par un grand geste
Dont nous sommes solidaires, ami
De nos désirs comme de nos devoirs
Rigoureuse folie, blanche pensée
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Le chemin blanc qui ne disparaît
pas
Preuve de tant de retours et de fuites
De tant d’obstinations à vivre maîtres
Rêve, attentif à ce qui va venir :
Le pas d’un égaré où l’innocent
Espoir d’un refuge quand tout refuge
N’existe que dans le cœur du passant.
Preuve blanche, compagne d’une usure
Vaine hors de nos yeux, vaine hors de songes
Cheminements dans la terre enfouis.
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